Bonjour, bonjour !
Allez, un petit post plus complet histoire de raconter un peu nos premieres impressions sur Phnom Penh : le fait d’y vivre pendant six mois change notre perception de la ville, on ne la découvre
évidemment pas de la meme maniere. Pour la forme, une nouvelle bonne année a tous, nous espérons que la reprise n’a pas été trop rude hier, en particulier pour ceux qui commencait le boulot
(beaucoup de nos amis centraliens dans ce cas !), enfin pour les autres aussi ca ne devait pas etre la panacée non plus (si ? remarquez ca doit etre le moment de la galette des rois). Nous
remettons une bonne partie de nos photos sur le flanc du blog sur demande de certains et de nouveaux arrivants (avec une organisation dégressive du plus bel effet).
La ville comme nous l’avons laissé sous entendre est bien différente des capitales voisines des tigres asiatiques (Thailande, Malaisie, Singapour). Ici tres peu de buildings, les traces du
protectorat français sont encore très visibles, les maisons coloniales nombreuses. Il règne une ambiance douce et chaleureuse, aidée par la présence au coeur de la ville du Mékong, le long duquel
se situe d’ailleurs beaucoup de bars (que nous n’avons pas encore essayés :) ). La pauvreté est plus visible que ce que nous avons vu jusqu’a présent. Un fossé apparent existe entre une mini-élite
(souvent corrompue – c’est une tradition ici) et le reste de la population tres tres pauvre. De nombreux mutilés victimes des mines anti-personnelles, ayant perdu une ou deux jambes, mendient au
hasard des rues. Dans la ville, le moyen de locomotion le plus simple est le motodop (sans casque évidemment, quoiqu’il devrait etre obligatoire prochainement). Les gens sont plus ‘rentre dedans’
ici, et on sent que la période khmere a marqué la population (on fera un autre post plus tard sur ce sujet). Les personnes agées sont rares (espérance de vie de 55 ans), et l’ensemble des plus de
40 ans a connu le régime de Pol Pot (et toutes ses horreurs). Il faut quand meme dire qu’en moins de quatre ans, le régime khmer provoqua la mort de 2 millions de personnes (sur 5 millions
d’habitants), sans parler des blessés et des mutilés. Le peuple s’en trouve irrémédiablement marqué. Les gens sont tres sympathiques et accueillants néanmoins, meme si certaines zones ‘a risque’
sont a éviter la nuit (tres peu d’éclairage public).
Hier fut l’occasion de se procurer un telephone (en soudoyant un Cambodgien dans la rue, sinon c’est tout un patacaisse pour les etrangers), et de faire les premieres rencontres et recherches pour
les appartement-boulot-déclaration ambassade, etc. On devrait continuer aujourd’hui !
Grosses bises a tous,
PnP .